Le 7 juillet est une date à noter dans les calendriers ! Date de clôture de la consultation publique sur l’action « Soutien aux usages, services et contenus numériques innovants« , c’est également la date à laquelle les forces vives du numérique Français commenceront à formaliser leurs propositions, dont les premières seront vraisemblablement déposées courant octobre.
Lancée par Nathalie Kosciusko-Morizet dans le cadre du grand emprunt de 4,5 milliards d’€uros dont, rappelons le, 2 milliards seront affectés aux investissements sur le très haut débit, cette consultation vise à permettre à la France de rattraper son retard dans certains domaines clés tant au niveau technologique et applicatif qu’à celui des usages.
C’est d’ailleurs ce dernier que je vais aborder aujourd’hui, en me penchant plus particulièrement sur les thématiques ou figures imposées de la ville numérique, l’e-éducation et la e-santé.
Si ces thématiques sont très intéressantes à explorer, elles posent de nombreuses problématiques au niveau de la sécurité des données, de l’accompagnement au changement et de la cohérence des projets face aux besoins des utilisateurs. Toutefois, il est extrêmement encourageant de constater une telle impulsion de la part des pouvoirs publics pour le développement de l’économie numérique en France.
De fait, il existe un réel fossé entre les forces vives de ce secteur d’activité, notamment grâce à des formations n’ayant rien à envier aux pays les plus avancés, et l’ensemble des utilisateurs potentiels de ces technologies.
Le taux de fourniture et la qualité du matériel utilisé, d’une part est encore très loin d’être satisfaisant, l’usage de ces technologies d’autre part reste pour beaucoup problématique et nébuleux. Si les générations dites natives sont parfaitement à l’aise, les populations actives et les baby-boomers ont encore des difficultés avec ces technologies qui changent et évoluent perpétuellement.
C’est donc un fort pari sur l’avenir et une réelle dynamique économique et sociale qui est visée par ce plan d’investissement qui, s’il aboutit avec succès, va révolutionner les usages en termes d’éducation et de santé mais aussi notre rapport à la ville, avec de possibles apports sociaux, économiques, associatifs et administratifs.
C’est donc une affaire à suivre avec beaucoup d’intérêt, nous ne manquerons pas d’en reparler.
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