On n’en finit plus d’annoncer le déclin de Facebook. Depuis son explosion, chaque revers de fortune, effet d’annonce ou modification dans les critères de confidentialité entraine son lot d’annonces du déclin du géant Facebook, ici ou là dans le monde.
Plusieurs indices laissent cependant penser que quelques difficultés pourraient survenir pour Facebook, comme pour d’autres réseaux sociaux dans les mois qui viennent.
Prenons tout d’abord le temps de se pencher sur une étude récente expliquant la soudaine baisse de trafic sur le site le plus populaire au monde. Eh oui, Facebook, d’après cet article aurait du plomb dans l’aile ! Ni les multiples affaires et annonces visant à jeter le discrédit sur le réseau préféré des jeunes, ni les récentes modifications des règles de confidentialité n’y sont pour quoi que ce soit. Cette fois-ci, l’étude est formelle : 1/5 des ados Américains se détournent de Facebook !
Petit à petit, sans pour autant supprimer leurs comptes, mais de manière plus incidieuse, en discontinuant leur activité auparavant si régulière. Les ados Américains se seraient-ils rendu compte qu’il y a une vie en dehors de Facebook ? Un backyard derrière leur maison ? Facebook deviendrait-il hasbeen ? Tant de questions se posent pour tenter d’expliquer cette baisse d’intérêt.
Facebook prend du temps, Facebook est ennuyeux, Facebook est trop présent. C’est le résultat du sondage mené auprès des 13-17 ans qui, malgré l’ingratitude de leur âge, se sont rendus compte que le monde n’est pas Facebook (et vice et versa, comme diraient les Inconnus). Relativisons toutefois, il peut aussi bien s’agir d’un effet de bord temporaire et je fais confiance aux ados, l’hiver est toujours plus chaud devant un PC (ou un Mac).
Cependant, une petite bombe est arrivée il y a quelques jours également, nous expliquant que les réseaux sociaux actuels ne sont pas compatibles avec nos habitudes comportementales vis-à-vis des échanges relationnels et sociaux. Merci M. Paul ADAMS pour cette explication de texte qui vient enrichir notre connaissance de beaucoup de bon sens Googlien (sans rire, vraiment !).
De fait, cette étude, très intéressante, sous forme de présentation, de plus de 216 pages se dévore en quelques clics de souris. On nous explique entre autre les groupes et cercles relationnels et les différents types d’interactions entre nous et notre réseau.
Trois niveaux sont décrits : cercle proche, cercle éloigné, cercle temporaire. Selon ces trois niveaux relationnels, les interactions et la criticité de l’information diffère. Selon également les groupes de personnes au sein de ces trois cercles, les interactions ne sont pas les mêmes… D’ailleurs, veut-on réellement de l’interaction entre ces gens ? Pas forcément…
Tout cela pour introduire le nouveau joujou de Google, qui s’apprête à nous offrir un tout nouveau réseau social, plus respectueux de nos habitudes relationnelles et de nos comportements offline. Plus respectueux également de nos données, ou en tout cas de leur mise à disposition en libre accès sur le web. Que nous réserve Google ? Une mise à mort de Facebook ? Attendre est un suplice !
Sauf que, pour ceux qui ont lu cette présentation, forcément très orientée, l’étude est tronquée. Veut-on réellement rassembler toute sa vie, ses amis, ses collègues, ses données sur un seul et même support ? Quel devrait être ce support ? Quid de la spécialisation des réseaux ? Quid des communautés de ressources ? Quid de la propriété des données ? Quelle dimension donne-t-on là la thématique, au sujet qui crée le lien social, qu’il soit proche ou distant ?
Tant de questions me viennent à l’esprit, je vais mettre mon cerveau au repos pour ce vendredi. A vous, amis, contacts, proches distants ou temporaires, je vous souhaite bon week end !
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Je pense que les conclusions de l’article sont très tirées par els cheveux.
Déjà l’étude de base reprise par emarketer est très criticable. On ne connait pas le nombre de personnes qui ont participé au sondage (je ne le trouve pas), et l’étude se fait sur un site de (pseudo)mode américain, qui plus est sur des ados de 13-17 ans (plutôt passionés de mode donc) : ce n’est pas le coeur de cible de Facebook et je ne pense pas qu’on puisse en tirer une quelconque conclusion.
Ca serait comme dire que ce graphique « Why Facebook Users Are Considering Leaving » (http://mashable.com/2010/05/25/facebook-quit-survey-results/) indique que 70% des utilisateurs veulent quitter Facebook.
Pour ce qui est du second lien, les slides sont intéressants mais comme cela est expliqué dans le billet, ça reste effectivement très orienté. Mais à mon sens, ça ne prouve rien du tout.
Il faut garder à l’esprit deux choses :
- la croissance de Facebook, d’environ 500 000 utilisateurs par jour dans le monde (estimation personnelle grossière basée sur les chiffres de http://www.latimes.com/business/la-fi-facebook-20100722,0,6548800.story) ;
- le fait que FB possède plus de 500 millions d’utilisateurs ACTIFS ;
- et enfin le flop du ‘quitfacebookday’ : même si les personnes veulent quitter Facebook, en pratique elle ne le feront pas et reviendront quand même sur le site au bout de quelques jours/semaines.
Ma conclusion : aucun chiffre jusqu’ici ne permet de prédire le nauffrage de Facebook.
Par contre effectivement de plus en plus de personnes se posent de questions sur Facebook et sa position de monopole (cf. cet article http://www.techtree.com/India/News/People_dont_trust_Facebook_but_cant_stay_away/551-112354-643.html), ça, les chiffres le montrent. Mais ces mêmes personnes continueront quand même d’utiliser Facebook car aucune autre alternative n’est intéressante pour le moment.
Le but de l’article n’était pas d’annoncer la mort de facebook, mais de poser quelques pistes de réflexions sur Facebook et de se demander si cet engouement n’était pas une bulle, semblable à celle qu’il y a eu autour d’internet.
Pour la première statistique, une des explications serait la saisonnalité de l’activité sur FB, comme le dit Nicolas, l’été étant la période où on peut se décoller de son ordinateur
.
Quand au manque d’alternative, c’est justement pour cela qu’on attend Google au tournant (ou même un autre réseau, après tout il y a 6 ans Facebook se lançait sur le marché). Mais il est vrai que pour le moment il n’y a pas de concurrent sérieux sur ce positionnement.
Merci pour ces commentaires, comme le dit Olivier, loin de moi l’idée de prédire la mort de Facebook. L’article soulève des questions néanmoins d’actualité puisque cette étude n’est pas la seule et d’autres sites parlent de la baisse du nombre d’inscription sur le célèbre réseau social. Il est également dit ici et là que certains types d’utilisateurs de Facebook sont moins assidus qu’au tout début.
http://www.france-actus.com/News_La_cote_de_Facebook_en_baisse_aux_Etats_Unis_,1076.html
Est-ce parce qu’il y a une perte de confiance ? Est-ce parce que trop de modifications ont été faites sur le design ? Est-ce parce que le danger de publier trop d’informations personnelles sur le web est mieux connu ?
Cette tendance est elle durable ? Saisonnière ? Est-ce un simple incident dans la courbe d’évolution du site ?
Je n’ai pas la prétention de le dire. Si on ne peut pas prendre le sondage comme argent comptant, on ne peut pas non plus ignorer qu’il existe. D’ou l’intérêt de se poser des questions.
En revanche, il est assez clair que, étant donné les différentes affaires, annonces et polémiques présentes en grande abondance au sujet de Facebook, si une alternative sérieuse venait à arriver sur la toile, comme par exemple celle que google pourrait proposer, l’ami Zuckerberg pourrait avoir du souci à se faire.
Oui mais justement, par rapport aux autres étude et celle-ci, je ne vois rien qui prouve que les inscriptions baissent.
Pour le reste concernant la mauvaise réputation et l’arrivée de Google comme je le disais je suis d’accord.
Un autre article intéressant qui fait poser de nombreuses questions. http://bit.ly/91fRVB
Encore une fois, cela ne prouve rien car on peut trouver tout et son contraire sur internet, tout dépend du point de vue qu’on cherche à prouver. Le but ici n’est pas de prouver quoi que ce soit, mais bien de poser des questions… A chacun de se faire son avis.