C’est dans l’air du temps, on entend de plus en plus parler de la verticalité des réseaux sociaux. Par verticalité, on entend d’une part la spécialisation des réseaux, mais aussi leur multiplication.
Copains d’avant, LinkedIn et Viadeo sont un bon exemple de cette verticalisation. D’un usage personnel, les utilisateurs ont très vite perçu l’intérêt professionnel des réseaux puisqu’il est communément acquis qu’il n’y a pas de bon business sans réseau. D’aucuns vous diront : « Mais pourquoi ne pas tout faire sur une seule et unique plateforme ? ». Eh bien disons qu’il ne faut pas mélanger les genres.
En effet, chaque activité, secteur ou marché est régi par ses propres règles, ses propres spécificités. Le principe du positionnement dicte la conduite de l’un ou l’autre des réseaux. Il parait impossible d’avoir un seul et même outil pour tout faire, de la même manière qu’il est plus logique de travailler à son bureau que d’aller le faire dans son Café ou Bistrot favori. Un réseau professionnel sera donc plus à même de proposer des outils de mise en relation pour développer son business, booster sa carrière ou rechercher des fournisseurs.
Un réseau personnel et ludique sera plus indiqué pour partager les détails croustillants de sa vie personnelle toute proportion gardée car, sachez-le, les recruteurs passent de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux pour mieux connaitre les personnes qu’ils vont voir en entretien. Pour les entreprises commercialisant des biens de consommation ou des services au grand public, il s’agit de formidables places de marchés et de communication.
De même, les associations, partis politiques (UMP, PS) ou organismes sociaux ont certainement un intérêt probant à utiliser leur propre réseau social, qui prendra en compte les spécificités de leurs interactions.
Nous devrions donc voir se multiplier ces plateformes sociales privées ou publiques dans l’avenir et chacun de nous fera partie de plusieurs de ces réseaux. C’est peut-être déjà le cas pour certains, car une étude récente menée sur une population d’expatriés montre qu’une personne fait partie, en moyenne de plus de deux réseaux, certains en comptabilisant jusqu’à cinq.
Pour illustrer cette tendance, une nouvelle toute fraîche tirée de l’une des conférences du Salon des Entrepreneurs 2010. Nous accueillons sur Internet en ce début d’année, un tout nouveau réseau social, destiné aux créateurs d’entreprise issus des quartiers et des minorités : La nouvelle PME.
Cet outil à pour but de venir en aide à ces entrepreneurs en les aidant à développer des synergies (mise en relation, networking, business), à trouver de nouvelles compétences (bénévolat de compétences, référents au sein du réseau), trouver les fonds nécessaires à monter leurs projets (liens avec les investisseurs). « La nouvelle PME » est considéré, y compris par ses créateurs, comme un réseau de niche, dont le cœur de cible est constitué par les TPE de 10 à 15 salariés issues des quartiers et minorité. Les interactions issues de ce réseau devraient déboucher sur l’organisation de rencontres physiques, forums, tables rondes et autres évènements propices au bon développement de jeunes entreprises.
Un autre exemple de verticalisation des réseaux sociaux est le site AéroContact. Cet espace social propose des espaces communautaires autour des métiers et des entreprises du secteur aéronautique. Il permet à ses membres d’entrer en contact avec des professionnels ou chercheurs d’emploi faisant le même métier ou s’intéressent aux mêmes entreprises. Il permet en outre de poser des questions, animer des débats et aide les passionnés d’aéronautique à échanger leurs savoir-faire et à définir leur projet professionnel au sein du secteur. Cette plateforme propose également aux professionnels de développer leur business en trouvant de nouveaux clients ou partenaires.
Ces plateformes sociales de niches ou spécialisées entrent donc en complémentarité avec les grands réseaux généralistes comme Facebook et s’appuient sur la force de ces réseaux pour puiser audience et ressources. C’est pour cela que de plus en plus nous voyons ces médias sociaux s’interconnecter.
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[...] verticalité des réseaux sociaux, qui implique leur spécialisation, est l’une des perspectives d’avenir les plus [...]
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